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  • : Le blog du TRAIL DES FOUS
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  • : Voici le blog des Gentils Organisateurs Fous (G.O.F.), une bande de copains, coureurs amateurs qui ont pour principe d'allier les sports nature et l'esprit de fête. Nous organisons aussi LE TRAIL DES FOUS à St Berthevin, près de Laval (53). Une ambiance festive avec un parcours 100% Nature qui ravira amateurs et confirmés. N'hésitez pas à communiquer avec nous (mail, livre d'or,commentaires, ...). Vos reportages et bafouilles sur les courses sont aussi les bienvenus, ce blog vous est ouvert.
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 07:47

C'était la sixième édition du Trail des Chouans ce dimanche. Petite baisse de fréquentation et c'est bien dommage pour les efforts engagés. Très beau circuit avec une volonté d'éviter la route au maximum. 

Circuit encore plus technique que les années précédentes. Quelques belles grimpettes et du hors piste bien trouvé. En plus, pour bien terminer, un petit final plein de surprises.

Bravo aux organisateurs et bénévoles pour cette très belle édition.


Résultats complets et photos sur leur site : cliquez

Résultats des Fous et USSB :

9km, 95 arrivants, pas de Fous engagés.


16km – 148 arrivants :

Sylvain - 14 - 1h12'46''

Gilou - 29 - 1h18'55''

Mickael - 45 - 1h21'35''

Nico - 51 - 1h22'12''

Stèph - 92 - 1h31'31''

Laurent - 104 - 1h36'11''

Arno - 129 - 1h42'31''

Alain - 130 - 1h42'32''

Yannick - 131 - 1h42'32''

Jojo - 139 - 1h48'14''

Mafalda - 142 - 1h48'35''

Petzouille - 145 - 1h49'54''



 

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 19:11

Mafalda

 

Les copains ont tout dit et bien dit !!
Je ne vais pas en rajouter, mais moi, j’ai quelques preuves en image !
Ayant une très mauvaise mémoire (certainement le syndrôme du poisson rouge) je voulais absolument prendre des tas de photos pour garder un maximum de souvenirs et revivre ce qui sera mon plus long et difficile trail !


Pluie, brouillard, froid et vent nous ont donc accompagnés en début de course, et nous ont privé d’un magnifique panorama. Ce n’est qu’au bout de  3h  que nous levons le nez pour enfin commencer à profiter du paysage.

 

 

Le ciel se dégage progressivement et on découvre les très verts paysages typiques du Cantal. 



Désormais, on se rend compte du relief et des mono-traces où nous évoluons depuis un moment.



Je ne m’attendais pas à autant de boue, phénomène sournois et particulièrement ralentissant !!!!... sur les chemins, dans les champs, sur les chaussures, les mollets...
Les descentes promettent d'être compliquées et glissantes.

Nous faisons un petit bout de chemin à 3, avec Mike et Alain. Arno a déjà pris le large.
On profite enfin de la vue !!



Notre vaste terrain de jeu est varié, descente dans les rochers, trous formés par les sabots des vaches, chemins boueux, mono-traces caillouteux, sous-bois 



La route est encore longue, il faut profiter des portions praticables pour se mettre – enfin – à courir !!


Environ à mi-parcours je me retrouve seule, plus de copains.
Encore des sentiers, un côte qui ressemble étrangement à un mur, dans une forêt, ça me parait interminable, ça grimpe, j’avance au ralenti. 


Pas de photos aux Gorges de la Jordanne, le cadre est magnifique, les ponts de bois sont glissants et il faut enchaîner avec vigilence de nombreux passages les pieds dans l’eau, dans la boue, dans les cailloux, 
C’est magnifique, le bruit du courant est assourdissant.

Passé le 2è ravito, il faut résister cette fois-ci à la chaleur, et c'est sur une portion de route à peu près plate  que je me force à courir, il faut avancer et ne pas perdre de temps sur les portions « faciles » même si le bithume commence à être douloureux pour les jambes !!

Me voilà arrivée au niveau de la fameuse ferme et de son champ ? lac ? de boue !!!!! 
Impossible de contourner la zone, obligée de traverser, un faux-plat descendant, et rien pour s’agripper !! Je vais enchaîner les glissades. Je me fais doubler par 2 traileurs du 105 et leurs bâtons (parce que EUX, il en avaient !!! Et là, oui, j’avoue, ça devait bien aider pour trouver l’équilibre et avancer !!).
Les chemins suivants seront également très « souples », j'ai juste hâte de retrouver un sol plus fiable pour pouvoir avancer.



Quand j’aperçois au loin la ville, la civilisation, ça sent la délivrance... je me rends compte de mon « état » !!
Pas très présentable Mafalda avec tes souliers crottés !!

Tant pis !!! la douche, ce sera pour l’arrivée !


Les 2 derniers km se feront sur le bithume, 
Encore des descentes, je freine, j’ai mal aux jambes (oui, je me plains !!), mais je cours (pas bien vite, suis pas apte !!), pressée d’arriver et d’en voir le bout !
Le tracé passe dans les rues commerçantes d’AURILLAC, les passants m’encouragent, c’est assez déstabilisant et émouvant ... courir des heures seule dans la nature et se retrouver en quelques centaines de mètres en pleine ville.

L’arche, enfin… après 8h50 …. à ce moment précis, peu importe le chrono.
C’est l’explosion et la confusion !! La joie, les larmes, un gros défi réussi malgré quelques moments de doute, le soulagement, …
Je n'avais jamais ressenti de telles sensations sur un trail, et les caprices de la météo ont apporté leur touche de complexité. 
Avec du recul je me dis j’ai sans doute repoussé mes limites !!!


Bravo Alain et Mike, vous êtes allés au bout, malgré vos doutes et vos douleurs.
Bravo Arno, tu as vécu, je pense, une de tes plus belles courses.


Une nouvelle édition s'impose avec nombreux Fous z'et Follettes ! 


 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 07:08

Alain
L'homme qui prend de la hauteur !

 

Cette course c'est notre « guide trail » qui nous en a soufflé l'existence l'été dernier. Il s'agit d'un marathon trail de 43 kms dans le cadre de l'UTPMA à Aurillac, dans le Cantal.

Nous nous inscrivons donc en début d'année puis Arno, Mike et moi participons d’abord au Marathon de Paris. Cela fera une bonne entame de préparation. Je m'accorde ensuite 15 jours de récup’ et je me ferais un plan avec pas mal de séances de cote. Je sais que ce ne sera pas suffisant mais bon on verra bien.

 

Le vendredi, rendez-vous, chez Mike pour le départ en minibus qui sonnera un peu le vide car l'un d'entre nous est parti rejoindre le ciel bien trop tôt !

Le midi arrêt a la cafet’ de Leclerc de Chateauroux ou nous ferons la connaissance de Sylvie et sa collègue, un vrai spectacle !!! En fin d'après-midi nous arrivons en Auvergne sous des trombes d'eau, ça promet ! Direction Aurillac pour aller retirer notre dossard puis vers le camping d'Arpajon sur Cère notre pied à terre pour le weekend.

 

Samedi matin levé matinal pour un gros p’tit dèj et départ pour Aurillac afin de prendre une navette  après le badgeage obligatoire du dossard. Nous ferons ensuite 45 mn de trajet pour arriver à Mandailles, lieu de départ de la course. Il pleut et nous avons une bonne heure devant nous alors le petit local de l'office de tourisme nous servira d'abri. Le départ approche et je vais me placer vers la fin peloton je croise Laurent Brochard l'ancien cycliste !

 

A 10h00 le speaker lâche les fauves et nous sommes un peu plus de 500 à nous élancer. Nous attaquons par une cote et déjà l'ambiance est joyeuse. Je prends mon rythme et me retourne de temps en temps pour ne pas perdre les copains. Après 2 kms nous traversons un petit ruisseau et je remarque ensuite que mes Saucony évacuent bien l'eau, pas de soucis. Nous débouchons dans un petit hameau et puis nouvelle montée, d’abord en herbe puis en sous-bois, nous attend. Ca glisse car les chemins sont détrempés. Pour l'instant je gère bien mais je pense aussi à la suite qui ne me rassure pas trop.

Après une première grosse grimpette nous arrivons au premier point d'eau au pied du Col du Redondet,  au 7ieme kms. Le ciel est bouché et on ne voit pas grand-chose. Nous attendons que Mike finisse son ravito puis nous repartons et je suis devant. Mais je ne suis pas à l'aise sur ces cailloux glissants et je laisse passer Arno. Je redoute ce qui va venir, la température baisse et le vent s'est maintenant levé.

Je progresse difficilement, je dérape souvent pendant que nous nous dirigeons vers les crêtes. Je commence alors à stresser et fixe mon regard droit devant moi car le problème c'est que j'ai le vertige. Ben oui ! Vous devez vous dire que fait-il la alors ? Bonne question. C'est ma façon d'essayer de surmonter ce handicap loin d'être évident ou d'être complètement Fou !

 

On continue donc de grimper et sur les hauteurs il y a mêmes quelques plaques de neige. Je continue mon chemin et je sais que le vide n'est pas très loin. Mais le brouillard aidant on ne distingue rien et ça m'arrange bien ! Ca monte toujours puis j'arrive sur une pointe rocheuse et je vois une plaque avec l'indication du Puy Gavaroche, altitude 1739 m. Jamais monté si haut de ma vie et je n'irais pas plus haut ça c'est sûr !!!! 

Je commence sérieusement à avoir froid  il doit faire entre 0 et 3 degrés. Je m'arrête alors pour prendre mon coupe-vent plus chaud dans mon sac mais j' ai les mains tellement gelées malgré mes gants que ça en devient impossible, les choses se compliquent donc pour moi.

 

Maintenant il faut attaquer la descente ou je n’arrive pas non plus à me détendre. Ce n’est pas une partie de plaisir et je glisse régulièrement. Je chute même 3 fois et mon genoux droit saigne et devient douloureux. Je vois que je ne suis pas le seul à ne pas être à l'aise et ça me rassure un peu.

Soudain, j'entends derrière moi des « Oohlalala » et des « Iiiiaaaa ». C'est un kamikaze qui arrive sur notre droite et qui descend pleine balle. Eh oui c'est Mike, bon descendeur, qui fait des siennes !!! 

Je poursuis en solo mon chemin en descente ou il faut parfois se faufiler entre les rochers glissants par la pluie et la boue. Le vide n'est pas très loin sur ma droite puis, devant moi, je vois des personnes qui grimpent un rocher sur la gauche. Quoi !? Il faut aller par la ? Je cherche à m'agripper mais avec mes bâtons dans une main ce n’est pas facile. Je ne veux pas me retourner et je stresse un max. Ma FC doit être à 300bpm à ce moment-là ! De rage je balance mes bâtons devant moi puis j'arrive enfin à m'extirper de cette passe difficile.

Et ca continue de descendre en commençant à quitter les crêtes, ouf !  J'ai cependant un pris un gros coup au moral. Les coureurs se raréfient, cela ne m'aide pas vraiment. Des pensées m’envahissent : « Eh monsieur du mental tu ne vas pas me lâcher ici !? Tu m 'as permis de boucler 2 raids du Golfe (88 kms). Alors fais ton boulot !!!!!!! »

 

L'objectif pour moi n’est désormais plus que de rejoindre le premier ravito au 22ieme kilomètre. Apres je verrais bien, je ne me projette pas plus loin. Je continue donc, mes bâtons m'aident quand même,  puis j'arrive sur un troupeau de belles vaches marrons. Des Salers et vu les cornes qu'elles possèdent … aïe aïe aïe ! Comment faire ? Je me retourne et je vois une petite dame qui arrive et à qui cette situation fait rire ! Roule ma poule nous passons sans problème mais valait mieux assurer on ne sait jamais, merci à elle !

Le ciel s'est un peu levé, le brouillard se dissipe et il y a des éclaircies commencent à pointer le bout de leur rayon de soleil. Je prends alors aussi le temps de regarder les superbes paysages. Que c'est beau le Cantal ! Le parcours se poursuit sur du chemin de terre, et à la sortie de pâturages il faudra grimper sur 2 échaliers. Je continue et en contre-bas qui aperçois-je ? Fabienne et Mike, les copains ne sont pas loin, je me sens revivre. Les forces me revenant, j'arrive à leur hauteur. Je ne pensais vraiment pas être finalement si peu éloigné d'eux. Ca fait du bien de refaire nôtre petit peloton.

 

Nous nous arrêtons a côté d'une maison, il y un ravito en eau puis nous repartons. Je sens que Fabienne a l'air bien et Mike me dit que ses crampes commencent à venir. Nous convenons d'aller jusqu'au ravito du 22ieme et de faire le point. Logiquement nous perdons de vue notre coéquipière qui petit à petit prend un peu d'avance.

Ensuite nous abordons les gorges de la Jordanne en suivant la rivière. Passage de petites passerelles et quelques belles cascades sur notre droite un vrai paysage de cartes postales. En sortie de ces gorges nous arrivons à Lascelles, le premier gros ravito. Nous n’y voyons pas Fabienne, elle a dû faire un passage express ! Après nous être bien alimenté en solide et liquide, ça change du goût plastique de la poche a eau , nous repartons finalement. Une dame nous bipe (22ièmes kilomètres et 5h21 de course).

 

Je pense a Arno qui doit être loin. Son trek au Maroc doit bien l'aider le bougre. S’il est bien, il va nous mettre une mine ! Plus loin, nous passons ensuite sur une passerelle un par un. La rivière qui passe en dessous a un bon débit puis nous longeons sur notre droite le lac de Graves.

 

Nous arrivons au bout dans un bois et c'est reparti pour une montée. Elle est raide mais je suis bien. Je vois que Mike décroche un peu je sais que c'est les crampes alors je l'attendrais en haut mais il faut se taper un vrai mur (22 %)  et celui-là, il fait mal. Je cherche les endroits pour ne pas glisser. J'y arrive quand même, mais je suis un peu essoufflé. Nous sommes un petit groupe de 5-6 mais qui s'effiloche assez vite.

Ensuite nous empruntons des chemins et des bouts de route. Nous ferons un brin de causette avec un retraité  qui promène son chien. Je pense à l'hiver ou la vie doit être bien difficile dans le coin.

Un peu plus loin, nous nous taperons encore une belle cote d'un kilomètre je crois, rendue plus difficile avec le soleil qui a pointé son nez et qui nous chauffe un peu plus. Mike consulte son papier avec le profil de la course mais ça ne correspond pas trop d'après lui ! Nous pensons être tout de même proche du ravito du 35ieme mais une petite dame nous dit que non, qu'il y a encore 4,5 bornes ! Un petit coup de massue auquel j’ajoute une douleur dans le pied gauche qui reviens me chatouiller par moment. Nous passons par un petit hameau avec une belle demeure en rénovation, magnifique. Enfin, nous arrivons à Saint Simon. Il y a une belle ambiance dans le village ou le sourire des gens fait un bien fou.

Une dame nous bipe à l’entrée du ravito. Nous en sommes à 8h12 de course. Je tombe le sac et les bâtons et m’installe. La table est très bien fournie et comme j'ai faim, je profite d'un peu de tout. Le fromage du Cantal est un vrai délice. Nous plaisantons avec les bénevoles qui sont aux petits soins pour les coureurs. Des coureurs du 105km arrivent, ils sont bien entamés. On se dit que la nuit a dû être vraiment difficile pour eux.

 

Apres 10 bonnes minutes de pause et nous être bien repus nous repartons. Mike me dit en rigolant maintenant on va au bout même si on arrive à 11h00 du soir. Après tout il nous reste environ 7km et on se dit qu’arrivés là, c'est sûr il faut la finir !

2km après, passage dans une exploitation agricole : nous devons traverser un champ de vaches avec 15-20cm de boue sur plusieurs centaines de mètres. C’est vraiment dur. Nous poursuivons par des chemins en sous-bois bien gras. Mike est à l'aise dans les descentes caillouteuses et glissantes. Moi pas du tout. Il m'attend alors en bas comme moi je l'attendais en haut des cotes auparavant. Mon pied droit vrille bien comme il faut par 2 fois et je redoute l'entorse. De ne pas finir ce serait la catastrophe pour moi !

 

Puis nous arrivons enfin sur les hauteurs d'Aurillac et on entend même un haut-parleur. Je discute un moment avec Delphine, une autre coureuse qui vient du département 78. On s'encourage entre nous.

En bas il nous reste 1km. Nous passons par une rue ou il y a beaucoup de monde attablés aux terrasses des cafés. Nous recevons beaucoup de bravos, c’est vraiment très sympa. Mike a repris un peu d’avance sur ce final et il est à environ 200m devant nous. Il doit être pressé d'en finir !

 

Soudain l'émotion arrive. Ma gorge se serre, la larmichette n'est pas loin. Puis vient enfin la délivrance avec le passage sous l'arche d'arrivée en 9h44 et avant dernier !

Je suis bien cuit.

Je vois Arno, Fabienne et Mike. Je les rejoints. On se congratule et par les regards on se dit qu'on a vaincu une p…..n de course de malade bien costaude et en plus rendue bien difficile avec la météo.

 

J'ai participé à mon plus gros trail en termes de distance et de dénivelés. Je crois que je ne réalise pas encore de ce que j'ai fait ! Il est vrai aussi que les courses de montagne avec des parties glissantes sur des chemins rocailleux et des passages non loin du vide ce n'est pas vraiment mon terrain de jeu favori ! Bon il va falloir que je travaille les séances pour mieux descendre et être moins crispé car je veux retenter l’expérience malgré la peur.

Je vous conseille cette course. C'est une très belle région, une très bonne organisation, un balisage impeccable et surtout des bénévoles aux petits soins. Il y a de quoi se faire un bon kif !

 

Bravo à mes compagnons de route : Arno (Guide Trail PRO) : je crois que tu as ta course de référence en attendant d'aller tutoyer d'autres sommets.  Fabienne tu m'as semblée plutôt à l'aise et c'est très prometteur pour toi. Et en faisant plus de la moitié de la course avec lui - ce qui fait que je n'ai pas connu l'abandon -  merci à toi Mike.

 

Et je finirais par une très grosse pensée envers Philippe et Jocelyne, cette course vous est dédiée.

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:54

Arno
Avec plaisir !

 

Deuxième gros objectif de cette année pour moi. Sur le papier c’est 43km pour 1800m de D+ ce qui représente le plus gros Trail que je n’ai jamais fait.

 

 

Et je ne suis pas forcément confiant au départ de cette aventure. Le marathon de Paris dans les jambes  j’ai dû faire un break de 15j. Puis j’ai enchainé sur la préparation du Trail des Fous, mais pas vraiment à courir, plutôt côté organisation. J’ai tout de même vécu une très belle aventure en participant à un Trek intense au Maroc, dans le Haut-Atlas : plus de 6000m de D+ en 5,5j de marche et 2 sommets à plus de 4000m, ce qui représente tout de même une préparation même si elle ne suit pas vraiment un plan d’entrainement. Et la confirmation est venue les semaines suivantes ou toutes mes séances d’entrainement se sont déroulées avec une facilité déconcertante.

Objectif UTPMA donc avant l’été. C’est un Trail qui a lieu sur Aurillac et qui propose un 105km (UTPMA), un 43km (Marathon de la Jordanne) et un 16km (Trail d’Aurillac). C’est donc dès vendredi que tous les quatre (Mafalda, Alain et Mike) nous partons vers le Cantal. Nous devions être 6 à l’origine mais la vie et surtout une bien belle saloperie de maladie en ont décidé autrement. Nous ne pourrons nous empêcher tout le weekend d’avoir des pensées pour nos absents et quelques bières seront trinquées en leur honneur.

 

Arrivés à Aurillac nous nous dirigeons vers le lieu du retrait du dossard. Aucun fléchage, c’est un peu le bordel pour trouver. Comme entre coureurs on est sympa, on nous indique le chemin pour retirer le sésame. Il y a un briefing de course dans une partie de la salle. C’est blindé de monde et comme on n’entend rien et qu’on ne voit rien, on préfère quitter les lieux. Faut dire que la foule est nombreuse avec ceux qui participent au 105km. Pour eux, je me doute bien que le briefing est important, surtout avec les conditions climatiques annonçées.

Après un bon repas et une nuit un peu trop courte, veille de course oblige nous retournons à Aurillac de bon matin. En effet il faut se faire badger sur l’aire d’arrivée puis prendre une navette pour un gros 45min de trajet, direction Mandailles ou le départ sera donné. La flotte est déjà au rendez-vous et bien qu’il ne pleuve pas des cordes, ça suffit pour être trempé avant le départ. Heureusement, je suis équipé de ma veste de pluie qui subira son premier vrai test grandeur nature. 1h00 avant le départ à attendre, on est parti trop tôt. Lorsque nous arrivons, c’est le deuxième du 105km qui est sur la zone de ravitaillement. Nous on s’entasse comme on peut dans tous les endroits possibles qui ne prennent pas l’eau. Pour nous, ce sera l’office du tourisme, blindée de traileurs frigorifiés.

 

10h00, top départ.

Nous sommes 515 courageux à affronter ce marathon de la Jordanne. La pluie s’atténue au moment du départ pour s’arrêter durant une courte période ensuite. Dès le début, on est dans les montées. Bon, on le sait, le profil c’est en gros, une grosse grimpette au début (qui cumulera plus de la moitié des D+ du parcours) puis de la « descente » jusqu'à la fin. Sur 8,5km nous allons déjà enquiller 890m de D+ pour atteindre le sommet du Puy Chavaroche à 1739m d’altitude.

 

 

Je suis tout de suite dans le bain, comprenez, j’ai bien vite la « goule rouge » comme on dit ! Dès le début grimpette à 10% avec 110m à avaler, comme ça, à froid - ouais, comme d'hab, je ne me suis pas échauffé ! Alors, je sors déjà les bâtons pour m'aider. Puis vient un passage dans un large ruisseau. pas le choix, nous sommes obligés de se mouiller les pieds. Certains râlent car c’est dès le début. Ils n’auraient pas dû car, de toute façon, on aura les pieds mouillés et encrassés jusqu'à l’arrivée pratiquement.

Après cette première côte on redescend légèrement vers le hameau du Liadouze (et dans Liadouze, il y a …. ?). Je fais un arrêt au stand sur le côté pour défaire mon coupe-vent/pluie. J’ai déjà trop chaud et pour l’instant, il ne pleut plu. On a fait à peine 2km et pourtant, le chrono s'affole déjà  (18 minutes !). Mes compagnons font de même et on voit Mike, qu’on pensait devant, arriver aussi. Nous repartons tous les quatre, déjà bien au fond du peloton. Il faut dire que les 2 tiers des participants sont des locaux. Nous c’est la Montagne, eux, c’est simplement leur terrain de jeu. Cela se confirmera au classement final.

Au hameau de Bennech, c’est parti pour la véritable ascension. D’abord en prairie puis dans un bois. C’est d'ailleurs à partir de ce bois qu’on va commencer à goûter vraiment à la gadoue. Ca grimpe dur avec quelques portions bien raides et glissantes mais j’arrive à monter sans trop de difficulté. On jette de petits coups d’œil de temps en temps, Mike est décroché mais reste à moins de 200m de nous tout de même. Alain mêne la cadence quelques mètres devant. Avec Mafalda, on reste groupir et on essaye de suivre. Pour cette première partie boisée nous allons grimper 420m sur presque 2km pour arriver au pied du col de Redondet ou se situe un premier point d’eau et la jonction avec le parcours du 105km. Nous en sommes à 7km et déjà 1h30 de course (Altitude 1520m). L’objectif de cette course pour moi n’est pas tellement le chrono mais d’être finisher. Facile à dire avant de partir et après en écrivant cette bafouille mais sur le moment, je me dis que je suis quand même bien nul !

Les conditions climatiques ont bien changées. Le vent est là, la bruine/pluie fait son apparition et le brouillard se lève. On y voit presque plus à 50m. Le temps de boire et de se rhabiller, Mike apparaît. On décide de l’attendre mais il se met à gouter à tous les mets locaux et de boire la moitié du jerrycan du ravito. Alors on le presse et on repart 8min environ après notre arrivée. Je me place derrière Alain qui mène toujours la cadence. Puis je commence sentir qu’il a le pas mal assuré. Il commence à glisser, j’ai l’impression qu’il ne sait plus trop où poser le pied. Il faut dire que ça dérape pas mal. Il doit bien me maudire de l'avoir entrainer dans cette galère ! Lorsque c’est du rocher, c’est patinoire et le sentier ressemble plus à un petit ruisseau qu’autre chose. On se prend quelques belles bourrasques et pour couronner le tout, ça grimpe encore un peu plus fort depuis le ravito. On arrive au col du Redondet (1630m), j'ai 7,6 km et le chrono en est à et 1h50 de course.

A plusieurs endroits, malgré la brume, nous voyons tout de même que nous ne sommes pas loin du bord ! Attention à ne pas glisser. A la faveur d’un élargissement du sentier, je double Alain et essaye d'impulser la cadence. Qui aurait cru ça !? Parce que sur ces parties, je me sens bien et plutôt à l'aise, alors, j'y vais tant que ça dure. Le vent est de plus en plus fort et je mets même la capuche. Je ne regarderais plus en arrière jusqu’en haut (Sketch du Kway de Danny Boon pour l'image !). Même si c’est en marchant, j’arrive monter avec une belle cadence, je sais que les copains vont, soit me suivre, soit me rattraper plus loin de toute façon. Sur le papier ils sont plus forts et mieux préparés que moi.

Nous suivons en crête le GR400 puis arrive le sommet du Puy Chavaroche (1739m). La vue devrait être belle ici si on arrivait à voir à plus de 50m ! J’ai doublé quelques concurrents, principalement du 105km. Je suis super bien physiquement. Quand nous avions parlé du parcours, j’avais estimé d’atteindre le sommet en 2h00 (Hein Mike !?) et j’ai presque réussi mon pari en 2h05, vues les conditions, je suis content sur ce point.

Je me retourne croyant les copains derrière moi, mais personne. Alors, j’attaque ce qui va être en majorité de la descente maintenant. En 12km nous descendrons 1200m environ. Bien sûr il y aura de petites grimpettes bien solides pour nous freiner.

Je suis (Du verbe "suivre", pas du verbe "être" car l'Ultra, c'est pas pour moi !) un concurrent du 105km. Je le vois glisser plusieurs fois devant moi et tomber sur les fesses. Moi, ça tient et même si j’ai le droit à quelques glissades ou amorces de gadin, je me rétabli toujours sans problème et il n’y aura pas de chute. Hollyday on ice in Cantal ! Mes chaussures tiennent bien le terrain. Je suis agréablement surpris par leur très bonne accroche. rassuré, j'essaye d'y allé au max possible.

Sûrement mal à l’aise de me savoir derrière lui à admirer ses cascades il me laisse passer. Loin de me moquer, j'ai surtout du respect car le gars ne doit pas être loin d'avoir 60 bornes déjà dans les pattes ! Alors, je file, toujours aussi bien physiquement (Enfin, pas trop mal plutôt !). Je prends quand même la peine de bien me nourrir et de boire régulièrement. Ce n’est pas parce que l’air est plus qu’humide qu’il faut oublier de boire. Me voilà à rattraper d’autres 105 mais à force de les suivre, j’en arrive presque à rater une séparation dans les parcours. Ils se prennent une grosse descente puis une remontée que nous n'aurons pas (Ouf !). Heureusement des bénévoles, sous un barnum et en train d’essayer de se réchauffer comme ils le peuvent (ils ont allumé un feu !) me crient dessus pour bien me réorienter. Merci à eux ! D’ailleurs, ce n’est que de ma faute, tout est parfaitement fléché et indiqué.

Me voilà donc sur cette portion réservée au marathoniens seuls. Personne à l’horizon devant (de ce que je peux apercevoir en tout cas dans ces conditions !) et quelques mètres plus loin, je me retourne, personne derrière non plus me voilà seul, tout seul, alors je le regarde bien ce fléchage. Il est d’ailleurs parfait : de petit drapeaux jaunes aux couleurs et au logo de l’UTPMA. Tous parfaitement placés régulièrement et plus condensés en cas de changement de direction. Aucun moyen de se tromper même si le passage des autres coureurs et le vent en ont fait tomber quelques -uns. Car là haut on se prend de sacrées rafales de vent bien chargées de pluie.

Je ne suis pas si seul que ça en fait car j’arrive dans un rassemblement de madames bien cornées ! Me voilà dans un troupeau de Salers et j’ai un petit doute, contourner ou passer ? Elles sont pile-poil dans le sentier. Je décide de contourner en marchant tout doucement, bâtons en avant tout de même mais surtout en espérant retrouver très vite le fléchage. Je n’ai d’habitude pas peur des troupeaux (Mayennais quand même !) mais là il faut avouer que les cornes de ces dames sont assez impressionnantes et surtout il y a de petits veaux (qu'elles pourraient défendre) parmi le troupeau. Mais finalement, tout se passe bien, ça doit être l’heure du repas pour elles. Petit moment cocasse, j’imagine que si une caméra avait été là elle aurait filmé cette situation, je rigole tout seul.

La descente continue. Il faut se méfier, ça glisse de partout mais j’adore ça. Me demande si je ne suis pas un peu cinglé. Plus c’est technique, plus ça me plait. Je crie des ''iiiiaaaaaaaa'' de temps en temps. Certains passages sont dans des rochers et il faut plutôt mettre les mains que les bâtons. Il y a même une descente avec un peu d'escalade. Je pense à Alain et Mafalda : vont pas être rassurés dans ce passage. En bas de cette descente je vois 2 filles arriver et je leur dis d'être très prudentes car ça glisse vraiment beaucoup et il faut faire de grosses enjambées.

 

Un peu plus bas, un panneau près d’un refuge en pierre, indique que je passe Cabrespine (1500m). Malgré que les principales difficultés (combinées avec une météo défavorable !) soient condensées dans cette première partie, je suis très déçu par mon chrono. Déjà presque 3h00 que je suis parti et je n'ai fait que ..... 13km ! C'est pire que mon premier Templier lorsque j'étais encore novice de ces distances. Ce qui me rassure un peu (On fait comme on peu avec ce qu'on a !!!) c'est que je suis bien physiquement malgré les dénivelés déjà avalés (960m de D+ et 550 de D-). Un rayon de soleil apparaît puis disparaît aussi vite mais la pluie s’est enfin arrêtée. Je retire enfin ma capuche et ouvre un peu ma veste, il y a toujours tout de même un peu de vent, cependant la température remonte. Peu de temps après, la jonction avec le 105 arrive marqué par un pauvre bénévole, à l'abri dans une tente, tout seul au milieu de nulle part. Il a autant de courage que nous à rester là, chapeau ! Désormais, jusqu'à l’arrivée, le circuit sera commun. Nous sommes en crête, on devine que la vue doit être magnifique mais l’horizon est bouché par cette satanée brume, c’est dommage.

 

 

La descente continue puis un peu avant Saint Cirgues de Jordanne nous descendons dans des gorges. Le paysage est simplement magnifique. Nous sommes tout au fond, nous suivons le tracé aménagé pour suivre la Jordanne. Passerelles en bois, certaines suplombant carrément le cours d'eau, escaliers, ponts et même les pieds à gué dans la Jordanne qui a bien montée avec toutes ces pluies. Il y a de belles petites cascades qui alimentent le cours d’eau. Même si c’est aménagé « tout public » et donc forcément moins trail, ça n’en reste pas moins que cette portion est franchement superbe et sauvage. Je cours aussi pour voir de telle chose.

Ensuite, petite remonté pour atteindre Lascelle, 22ième km, et le ravitaillement. Là, je prends mon temps, espérant voir arriver les copains. Je mange, salé principalement. A moi pain, jambon, saucisson et fromage ! Un vrai festin qui me fait du bien. Je n’avais pas vraiment de sensation de faim pourtant mais ça fait du bien d’ingurgiter tout ça. Je resterais 10 minutes à me gaver (en fait, sur le moment, j’ai plutôt l’impression d’y être arrêter plus de 15min).

A la sortie, je suis bipé (489/510, 4h46 de course). Les copains ne sont pas arrivés malgré mon attente. Je suis étonné d’avoir pris autant d’avance et j’espère que ça se passe bien pour eux, pire, j’espère qu’ils n’ont pas abandonné. Doutant de mes capacités à terminer j'aurais aimé à cet instant être rejoint pour qu'on finisse ensemble mais en même temps ce serait mentir que de ne pas dire que je suis plutôt assez content d'être le prem's pour une fois !.

Le tracé reprend en suivant un parc. Le soleil cogne, je n’ai pas enlevé ma veste au ravito. erreur de débutant, là, c’est trop, nous n'étions plus habitué au soleil. Je m’arrête donc moins de 5 minutes après le ravito et enlève veste et manchettes. Pour l’instant, je garde mes 2 t-shirts. C’est reparti. Un petit pont de singe très fun à passer puis nous longeons le Lac des Graves. Un petit doute s'empare de moi car à partir d'ici le système de fléchage a changé. Au revoir les beaux petits drapeaux jaunes, maintenant c'est rubalise et plaquette réfléchissante. Suis-je bien sur le parcours !? Oui sans aucun doute quand un 105 me double.

Au ravito, j’ai entendu discuter un groupe de champions sur l'UTPMA de la suite du parcours. Je sais donc  qu’une cote de malade n’est pas très loin et effectivement, juste au bout du lac elle est là. Heureusement, pas sous le cagnard qui s'installe, elle se monte dans les bois. Sur 575m nous allons grimper 140m soit une pente moyenne de plus de 22% ! C’est du costaud. Seul un autre participant du 105 me doublera et je mets un point d’honneur à ne pas me faire rattraper par d’autres marathoniens que j'aperçois plus bas.

Je me surprends à bien encaisser cette montée et je relance ensuite. Attention, n’entendez pas par-là que je pique un sprint ! J’arrive simplement à trottiner sans trop souffrir, ce qui pour moi est souvent rare, le temps de récupérer des montées. Ce sera ensuite en majorité petite route et grand chemin agricole sur à peu près 5km avec tout de même une autre grimpette de plus de 250m mais moins pentue dans la foulée.

Ca devient plus dur pour moi sans atteindre cependant le niveau des trous noirs que j’ai pu avoir sur des courses précédentes. C’est surtout le fait d’être en plein soleil qui me pèse. Pas trop mal aux jambes, pas d’indice de crampes. Sans trop me poser de question, j’essaye d’avancer du mieux que je peux, en trottinant mais le plus souvent c'st en marche nordique rapide. J'envoye quelques sms et reçois des petits messages d'encouragements. Ca aide au moral. Je pense aussi à Jojo qui rêverait d'être là, alors, je me dois de continuer.

Les petites montées font mal. Les descentes sont toujours techniques et la boue est omniprésente dès qu’on est dans un sentier. Ce que je retiendrais de cette portion c'est la multitude de ces petites descentes bien techniques comme j'aime. C'est pentu, plein de caillasses et la boue n’arrange rien. On ne sais jamais trop ou va se poser le pied.  Les cuissots prennent durs mais j'ai finallement moins mal à me lâcher dans la pente qu'a essayer de me retenir. Alors que ces mêmes descentes m'ont fait douter (et très mal !) sur le Marathon du Larzac (Templiers), là je m'amuse comme un Fou. Surement aussi moins de pression sur les épaules, quand le stress n'est pas là, on laisse plus facilement aller, le plaisir domine sur la douleur et on avance.

A petit rythme donc j’atteints enfin le deuxième ravitaillement à Saint Simon au 34ième km ou je suis de nouveau bipé (481/503, 7h18 de course). Je prends aussi le temps de bien manger, encore salé en majorité. J’en profite à chaque ravito pour changer d’alimentation car je n’ai que du sucré sur moi. Et puis leur fromage est sacrément bon, il faut le dire ! Une gentille bénévole m’aide à remplir ma poche à eau. Elle est au petit soin, m’apportant aussi du miam et me servant des verres. Un grand merci à elle, très sympa. J’y resterai  à peine 5 minutes mais j'ai bien bu, je me suis restauré et ma poche à eau est suffisamment remplie pour la fin de course.

Dès la sortie du ravito, c’est grimpette dans le village puis dans un sentier. On reprendra encore environ 110m en moins de 1,5km.

Un peu plus loin, au 37ième km, nous arrivons dans une ferme dont nous traverserons l’exploitation. Et ce sera 700m de galère. Impossible de courir dans une espèce de mélasse boueuse/herbeuse. Je ne glisse pas trop contrairement à d'autres mais il m’est impossible de courir il faut assuer chaque pas pour éviter le splash et surtout ça colle aux pattes. Nous sommes plusieurs à cet endroit dans la même situation. On dirait des mouches prises dans un ruban collant. A la fin du champ, nous rentrons dans un bois mais ce ne sera pas mieux. Quelle bouillasse ! J'arrive désormais à 7h50 de course, ça puise dans les dernières forces.

Mais en même temps, j’aperçois enfin les premières maisons d’Aurillac. On court un peu au-dessus, toujours dans des sentiers boueux. Je sais que je vais finir, le moral reçoit un coup de boost et j’essaye d’accélérer un peu. J’arrive tant bien que mal à doubler d’autres participants mais ils sont peu nombreux.

Au kilomètre 39,5, nous voilà sur le bitume pour le final en centre-ville. A partir d’ici, je vais réussir à courir jusqu’à l’arrivée, me forçant à aller même un peu plus vite. Cela commence d’abord en descendant une belle cote en enrobé puis en suivant un parc, un grand parking et pour le dernier kilomètre du centre-ville pur.

Partout les gens applaudissent, nous crient bravo et nous encouragent. Je vous assure qu’avec la fatigue, ça fait chaud au cœur et que les larmes ne sont pas loin. Dernière rue, rue des Carmes, le public est de plus en plus nombreux, les gens sont assis aux terrasses des cafés, tous encouragent et applaudissent. Vraiment un moment incroyable riche en émotions.

Puis c’est enfin l’arrivée place des Carmes, je suis 477ième sur 500 (15 ont donc abandonné) et j’ai bouclé ce défi  en 8h35. Pas bien terrible ce chrono mais je suis quand même super fier d’avoir bouclé ma plus grande course à ce jour et surtout avec ces conditions météo difficiles (J'ai failli dire désastreuses !). Pour comparer, je dirais que c'était un vrai Ménestrail en montagne.

Les autres marathoniens que j’ai doublé dans les derniers kilomètres arrivent à leur tour. Au ravitaillement, on se félicite. Quelle ambiance et fair-play entre coureurs, je n’avais jamais vraiment connu ça. M’étant assis un peu plus loin, un autre se déplacera même vers moi pour me dire bravo (Thanks Paul !). C’est top. C’est l’esprit Trail que j’aime, ce pourquoi je cours aussi.

A peine le temps de discuter avec celui-ci et c’est Mafalda qui arrive. Elle aussi craque, je lui laisse 30s avant de me diriger vers elle. On se sert dans les bras et les larmes viennent. On est finishers ! Et je sais que les copains arrivent aussi car j’ai eu des news par sms. En effet, un peu plus tard Mike franchi la ligne et quelques minutes après, c’est au tour d’Alain. L’émotion est grande, on se dit qu’on a bouclé une sacrée course de dingue dans des conditions très difficiles.

 

 

Pour ma part, j’ai assez bien encaissé cette grosse épreuve. Mon trek m’y aura finalement indéniablement préparé. Même si je n’ai pas vraiment encore réussi à courir autant que je le souhaitais, j’ai réussi à tenir une belle cadence en marche nordique (Ouais, je sais, c'est pas du trail !). Mais surtout je fini bien physiquement, pas cassé comme certaines fois. C’est une superbe course, super bien balisée et avec des bénévoles vraiment au top, un grand merci à eux.

C’est sûr, j’y retournerai. Je pense avoir là trouvé le format de course qui me convient. Maintenant il va falloir faire 15 jours de break, puis une reprise en douceur en Juillet. Car début Aout commencera ma préparation pour le gros défi de l’année : l’Intégrale des Causses en Octobre. Je sais déjà que j'aime le format 40km mais il me faut tester une distance supérieure pour me le confirmer.

 

A Philippe et à ma p’tite mamie pruneau.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:34

Voilà les dernières photos de cette édition 2016 avec quelques uns de nos bénévoles sans qui le Trail des Fous ne pourraient avoir lieu. Encore un grand MERCI à eux.

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 13:10

Dernière partie du Tobo'Fou :

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 23:22

Avant dernière série du tobo'Fou :

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 12:55

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:10

La suite :

 

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LIVRE D'OR

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:21

On continue avec 300 nouvelles Fou'tos :

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